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Unité de biométhanisation

On y avait pensé pour l’extension du zoning de Biron. Mais désormais, on parle plutôt de biométhanisation à l’EPASC.

La Province de Namur a inscrit 2,8 millions d’euros à son budget extraordinaire 2020, pour la création d’une unité de biométhanisation à l’école (provinciale) d’agriculture de Ciney, l’EPASC.

De quoi déjà lancer des demandes de subsides, et faire avancer les procédures.

Rien n’est décidé définitivement, mais la volonté est de concrétiser ce projet, explique le député provincial Amaury Alexandre (DéFI), en charge de l’environnement, de la transition et des bâtiments de l’institution. Commentaire:

«On n’envisage pas de pas le faire, sauf coup de théâtre nous disant que ce n’est pas possible»

Première étape du processus, outre l’inscription budgétaire: ce jeudi, le collège provincial devrait mandater le Bureau Économique de la Province pour la réalisation d’une étude préalable.

Si Amaury Alexandre est si confiant dans la faisabilité du projet, c’est que le BEP ne va pas partir d’une page blanche: «Il avait déjà chapeauté une étude, car la création d’une unité de biométhanisation avait été envisagée dans le cadre de l’extension du zoning de Biron. Son résultat, c’est que le projet était viable, mais que la production de biogaz n’était pas rentable en tant que telle, car cela coûtait plus cher aux entreprises que l’approvisionnement en gaz traditionnel» . Il n’en reste pas moins, comme c’eut été le cas à Biron, que des fermiers dans un rayon de 30 km peuvent amener de quoi alimenter un système de biométhanisation installé à L’EPASC, l’école d’agriculture disposant également de matière première (mais pas en suffisance).

L’idée, c’est de chauffer en tout ou en partie les bâtiments provinciaux, de sécher de la production agricole en été, sans oublier la production d’électricité.

Un seul doute, sur la taille

Le député Amaury Alexandre croit à l’aboutissement.

Il espère que le projet prendra vite corps, y compris administrativement (étude d’incidence, permis unique).

Le seul doute, à l’entendre, concerne la taille de la future unité de biométhanisation: «La question est de savoir s’il faudra prévoir plus grand et donc davantage qu’un budget de 2,8 millions d’euros, ou plus petit, po ur une somme moindre».

Se pose ensuite la question de la gestion: «Une seconde étude examinera les possibilités de gérer ou non le processus en interne. Cela peut aussi prendre la forme de partenariats éventuels avec un acteur privé, en collaboration avec les ressources de l’école, par exemple pour alimenter l’unité de biométhanisation»

 

Emmanuel WILPUTTE

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